‘‘La Côte d'Ivoire plaide pour une intégration régionale fondée sur l'autonomie financière’’
Par Sofiane Lorofolo Amine
Lungi (Sierra Leone), 19 juillet 2026 – La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a réaffirmé sa volonté d'approfondir l'intégration régionale lors de son 69ᵉ Sommet ordinaire, tenu dimanche à Lungi, en Sierra Leone. Représentant le président ivoirien Alassane Ouattara, le vice-président Tiémoko Meyliet Koné a insisté sur la nécessité pour l'organisation de disposer de ressources propres afin de concrétiser ses ambitions.
Une nouvelle équipe dirigeante à la tête de la CEDEAO
À l'issue des travaux, les chefs d'État et de gouvernement ont désigné le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye à la présidence en exercice de la CEDEAO pour un mandat d'un an. Ils ont également porté le général Birame Diop, ancien chef d'état-major général des armées et ex-ministre de la Défense du Sénégal, à la présidence de la Commission de la CEDEAO pour la période 2026-2030.
Ces décisions interviennent dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, des enjeux économiques et les interrogations sur l'avenir de l'intégration régionale en Afrique de l'Ouest.
Abidjan insiste sur le financement de l'intégration
Prenant la parole au cours du sommet, Tiémoko Meyliet Koné a réaffirmé l'engagement de la Côte d'Ivoire en faveur de la consolidation de la CEDEAO autour des priorités définies dans le Pacte pour l'avenir de l'intégration régionale.
Le vice-président ivoirien a notamment cité la paix, la sécurité, la transformation économique, la transition numérique, l'inclusion sociale et le renforcement de l'autonomie stratégique de l'organisation comme les principaux axes de cette feuille de route.
Selon lui, la réussite de ces ambitions passe par une réflexion approfondie sur la mobilisation de ressources financières durables permettant à la CEDEAO de financer elle-même ses politiques et ses projets.
La Déclaration de Lungi adoptée
Les dirigeants ouest-africains ont adopté la Déclaration de Lungi 2026, qui fixe les orientations destinées à renforcer la coopération régionale face aux défis communs.
Pour la Côte d'Ivoire, cette déclaration constitue une nouvelle étape dans la construction d'une organisation régionale plus intégrée, plus résiliente et davantage tournée vers les attentes de ses populations.
« Face aux défis de notre temps, aucune nation ne peut durablement prospérer seule », a rappelé Tiémoko Meyliet Koné, estimant que l'intégration régionale demeure « une responsabilité collective » indispensable au développement de l'Afrique de l'Ouest.