‘‘Tourisme et éducation : deux priorités pour le Conseil régional du Poro en 2026, le « Poro Discovery » lancé’’
Par Fatchê Birham Kélégnon
Korhogo, 12 mai 2026 – Le Conseil régional du Poro a tenu, samedi 4 avril 2026, sa première réunion de l’année, au cours de laquelle deux projets structurants ont été adoptés, axés sur la relance du tourisme et l’amélioration de la nutrition en milieu scolaire.
Présidée par le ministre Fidèle Gboroton Sarassoro, cette session a mis en avant des initiatives présentées comme stratégiques pour le développement économique et social de la région du nord ivoirien.
« Poro Discovery » pour structurer l’offre touristique
Premier chantier majeur : la relance de l’activité touristique dans la région. Le Conseil régional a validé une convention avec le cabinet HCS Consulting pour la mise en valeur du patrimoine culturel et naturel local.
Au cœur du projet figure la création d’une agence régionale baptisée « Poro Discovery », chargée de structurer et promouvoir l’offre touristique.
Cette structure s’appuiera notamment sur des jeunes formés au métier de guides touristiques bilingues, dans le cadre de partenariats avec des structures publiques de formation professionnelle. L’objectif affiché est de professionnaliser le secteur et de positionner le Poro comme une destination identifiable.
Les autorités régionales entendent faire du tourisme un secteur créateur d’emplois, impliquant artisans, hôteliers et acteurs culturels locaux.
Cantines scolaires : un laboratoire régional pour un modèle national
Le second projet porte sur la nutrition scolaire, un enjeu jugé prioritaire par les autorités locales. Présenté par le conseiller régional Jean-Claude Yéo, il vise à renforcer la prise en charge alimentaire des élèves dans les établissements scolaires.
Selon les données présentées en séance, les cantines ne couvrent actuellement qu’environ 23 jours de repas sur les 100 que compte l’année scolaire. Le Conseil régional ambitionne de porter cette couverture à 100 jours.
La région du Poro, qui dispose désormais de 71 cantines scolaires, dont une partie récemment construite et équipée, a été retenue par l’État ivoirien pour expérimenter un modèle de gestion pilote.
Ce dispositif repose sur quatre axes : une gouvernance renforcée, la réhabilitation des infrastructures, l’amélioration du circuit d’approvisionnement et l’implication des producteurs locaux.
Des coopératives agricoles seront associées au projet, avec la mise à disposition de périmètres maraîchers destinés à alimenter les cantines.
Une ambition de duplication nationale
Les autorités régionales présentent cette initiative comme un modèle expérimental susceptible d’être étendu à l’ensemble du pays, en cas de résultats concluants.
Au-delà de la seule question scolaire, le projet est également perçu comme un levier de développement agricole et économique local, à travers la structuration de filières de production et d’approvisionnement.