‘‘Numérisation et mémoire nationale au cœur des Journées des Archives 2026’’
Par Sofiane Lorofolo Amine
Abidjan, 11 juin 2026 – Le gouvernement ivoirien a réaffirmé jeudi sa volonté de faire du secteur des archives une priorité stratégique pour la gouvernance, la démocratie et la préservation de la mémoire nationale, à l’ouverture des Journées des Archives 2026 à Abidjan.
La cérémonie s’est tenue à l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication (ISTC), en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, représentant le Premier ministre Robert Beugré Mambé, ainsi que du ministre de la Communication, Amadou Coulibaly.
Les archives présentées comme un outil de gouvernance
Placée sous le thème « Bâtir le patrimoine de demain : le rôle stratégique du ministère de la Communication dans la construction de la mémoire institutionnelle de l’État », cette première édition des Journées des Archives vise à sensibiliser sur l’importance de la conservation documentaire.
« Des archives préservées, authentiques et accessibles sont la garantie première des droits du citoyen », a déclaré le général Vagondo Diomandé.
Selon lui, l’accès à une mémoire documentaire constitue « un pont indispensable » entre les enseignements du passé et la sécurité juridique de l’avenir.
Le ministre de l’Intérieur, dont le département assure la tutelle des archives nationales, a affirmé vouloir faire de la modernisation du secteur une priorité stratégique pour accompagner le développement du pays.
La numérisation au cœur de la stratégie
Le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, initiateur de ces journées, a estimé que les archives représentent « un outil de bonne gouvernance, un instrument essentiel à la démocratie et un vecteur de mémoire et de culture ».
Il a notamment mis en avant la numérisation des documents comme moyen de préserver l’accès aux archives et de lutter contre les pertes documentaires.
Pour sa part, Angéline Beugrey, directrice des Archives et de la Documentation au ministère de la Communication, a appelé les acteurs institutionnels à préserver les traces de leurs activités administratives et médiatiques.
« Un rapport, une note, un article de presse, une dépêche ou une photographie constituent autant de fragments de notre histoire collective », a-t-elle souligné.
Une exposition sur l’histoire de la Côte d’Ivoire
Les Journées des Archives, prévues jusqu’au 12 juin, ont été marquées par une exposition photographique intitulée « La Côte d’Ivoire en chantier 1957-1987 » ainsi que par la pose de la première pierre d’une nouvelle médiathèque.
Le directeur général de l’ISTC, Jules Évariste Agnini Toa, a exprimé le souhait que cette initiative contribue à « la consolidation de la mémoire nationale ».