Par Dahn Habib Sénamblé
Ferkessédougou, le 3 novembre 2025 – Au carrefour BNI, cœur battant de Ferkessédougou, dans le Nord de la Côte d’Ivoire, le lancement de la 34ᵉ Semaine nationale de la sécurité routière a pris des allures de rassemblement citoyen. Sous un soleil déjà haut dans le ciel, chauffeurs, motards et gendarmes se mêlent aux autorités locales pour une journée de sensibilisation au civisme et à la prudence sur les routes.
Le thème de cette édition, « Le système d’éclairage et le dispositif de signalisation d’un véhicule sur la voie publique : importance et utilité », résonne comme un avertissement dans cette région où la nuit tombe tôt et où les routes, mal éclairées par endroits, peuvent devenir des pièges.
« Si mes feux ne fonctionnent pas, je risque de me faire percuter, surtout à moto », confie Abdoulaye, 22 ans, motard de Ferkessédougou. Il ajuste son casque et son gilet réfléchissant, conscient que la sécurité ne tient parfois qu’à un fil.
Pour Mamadou, chauffeur de minibus, les mots du Directeur régional des Transports, Ouattara Pepeyoko, tombent comme une piqûre de rappel. « On roule chaque jour avec nos passagers. Si un seul clignotant ne marche pas, c’est toute la vie des gens qui est en jeu. Il faut que chacun prenne ses responsabilités », dit-il en montrant l’éclairage de son véhicule soigneusement entretenu.
Sur le terrain, les gendarmes de la circulation ne ménagent pas leurs efforts. Ces forces de sécurité qui encadrent les jeunes conducteurs, interpellent les usagers : « Respectez les feux, les stops, vos clignotants ! La vie n’a pas de prix. Chaque accident évité, c’est une famille épargnée. »
Le sous-préfet de Ferkessédougou, N’Guessan Auguste Gérald, souligne que cette semaine n’est pas une simple cérémonie : « Nous voulons que cette initiative marque les esprits. La sécurité routière est l’affaire de tous. »
Dans l’après-midi, des ateliers pratiques permettent aux participants de vérifier l’éclairage de leurs véhicules et de tester des situations de conduite sécurisée. Les discussions s’animent, les questions fusent, et chacun semble comprendre que la prudence est autant une question de technique que de civisme.
Au-delà des discours officiels, c’est dans ces échanges que réside l’essence de la Semaine nationale de la sécurité routière : faire de chaque conducteur un acteur responsable, capable de préserver sa vie et celle des autres sur les routes du Tchologo.